Réussissez votre entretien – Partie 2

L'équipe AANL • 7 octobre 2019

Etes-vous faits l’un pour l’autre ?


C’est le jour J, vous avez décroché un entretien et vous vous êtes préparé pour en faire un succès. Vous savez que c’est l’occasion pour le recruteur et vous de tester votre fit. C’est le moment de découvrir si vous allez rejoindre une équipe avec laquelle vous allez pouvoir travailler au cours des prochains mois, et potentiellement des prochaines années. 

Vous êtes évalué dès votre arrivée

Vous êtes arrivé au lieu de rendez-vous, avec un peu d’avance, je l’espère. Dites-vous que le processus d’entretien est déjà enclenché. Vous allez rencontrer des personnes qui bien qu’elles ne participent pas directement à votre entretien se feront une opinion de vous et pourront la partager avec le(s) recruteur(s) de manière sollicitée ou non ! Arborez dès le départ la meilleure attitude et votre plus beau sourire. Soyez respectueux et courtois avec toute personne, y compris les éventuels agents de sécurité, agents d’entretien et le personnel d’accueil. Ne vous fiez pas à l’apparence des personnes que vous croisez, vous ne savez pas qui est qui.

Présentez-vous à l’accueil et demandez d’après votre interlocuteur en indiquant la raison de votre présence. Si vous avez ses coordonnées, n’hésitez pas à l’appeler pour le prévenir de votre présence. Vous serez certainement amené à patienter le temps que votre interlocuteur ne se libère. Vous pouvez profiter de ce temps pour :
  • Faire une dernière répétition mentale
  • Pratiquer un exercice de relaxation si vous êtes tendu
  • Lire pour vous changer les idées
Vous pourriez avoir à patienter au-delà de l’heure de rendez-vous prévue. Ne paniquez pas et gardez une attitude positive. Le recruteur peut être retenu par un rendez-vous, avoir pris du retard dans un autre entretien. Dans d’autres cas, moins courant, il peut également être en train de vous tester…

Votre interlocuteur vient vous chercher. Regardez-le dans les yeux, souriez et serrez-lui la main de manière assurée en lui disant bonjour et en vous présentant puis remerciez-le de vous recevoir. Une fois dans la salle d’entretien, attendez qu’il vous invite à vous assoir pour le faire. N’oubliez pas de sortir de quoi prendre des notes. Sachez que le recruteur se fait une idée de vous lors des 30 premières secondes de votre interaction et que cette première impression déterminera la suite de l’entretien. Il a déjà enregistré des informations qui détermineront son degré d’ouverture et de sympathie à votre égard, la nature des questions qu’il vous posera et l’interprétation qu’il aura de vos réponses.

Respirez la confiance

Prêtez une attention particulière à votre langage non verbal tout en ayant une attitude naturelle : 
Gardez votre buste droit et évitez de vous affaler, vous ne voulez pas paraître laxiste 
  • Un corps légèrement penché en avant indiquera une posture d’écoute et d’échange
  • Evitez de croiser les bras, cela est souvent interprété comme un signe de fermeture
  • Posez vos mains sur la table, évitez de les garder sur vos cuisses, vous dégagerez plus d’assurance
  • Evitez les gestes qui dénotent du stress (s’amuser avec son stylo ou ses cheveux par exemple)
  • Utilisez vos gestes pour ponctuer, illustrer votre discours
  • Regardez votre interlocuteur dans les yeux, vous affirmerez ainsi votre confiance en vous et créerez une connexion avec lui
  • S’il y en a plusieurs, prêtez attention à tous, pas seulement à celui qui vous pose des questions
  • Gardez le sourire, cela vous rendra plus chaleureux et sympathique 
Si vous vous sentez stressé, n’hésitez pas à prendre des inspirations profondes afin de réguler votre rythme cardiaque. Rappelez-vous qu’il s’agit d’un échange. Le recruteur a besoin de trouver le bon candidat tout comme vous avez besoin de trouver le bon poste. Vous ne devez pas vous sentir en position d’infériorité, vous êtes là parce que vous avez quelque chose à offrir. Si vous vous êtes bien préparé, vous avez aussi d’autres alternatives qui pourraient également vous convenir si celle-ci ne s’avère pas concluante. Vous donnerez le meilleur de vous-même, c’est la seule chose sur laquelle vous avez du contrôle et dont vous devez vous assurer.

Il s’agit d’un échange

Ecoutez attentivement les questions qui vous sont posées par le recruteur. N’hésitez pas à prendre des notes si cela vous aide. Evitez de le couper pendant qu’il vous pose une question, attendez qu’il finisse pour être sûr d’avoir toutes les informations et d’avoir bien compris. N’hésitez pas à reformuler pour vous assurer que vous avez effectivement compris, surtout lorsque vous avez des doutes. Ne vous précipitez pas. Rassemblez vos idées le temps d’une respiration et répondez. Faites des phrases courtes. Cela permettra au recruteur de vous suivre plus facilement et cela vous aidera à reprendre votre souffle. Répondez à la question posée, évitez les digressions. Autrement vous pourriez donner l’impression de ne pas avoir bien compris ce qu’on attendait de vous. S’il y a un sujet que vous souhaiteriez aborder en lien avec la question posée, vous pouvez l’introduire en disant que vous pourrez développer ce sujet plus tard si le recruteur le souhaite. S’il est intéressé, il vous y invitera. Vos réponses ne devraient pas dépasser 3 minutes, vous voulez maintenir l’attention de votre interlocuteur et rester dans une dynamique d’échange. Votre esprit de synthèse est également évalué.

Les questions que vous avez préparées vous aideront également à maintenir cette dynamique d’échange. Vous êtes là pour en savoir plus sur l’entreprise, votre mission et vos collaborateurs. Vous voulez être rassuré par rapport à vos conditions de travail et savoir comment vous pouvez effectivement apporter plus à l’entreprise. Si certaines questions viennent naturellement à la suite d’une de vos réponses, n’hésitez pas à les poser. Faites cependant attention à ne pas toutes les enchainer à ce moment. Il est possible, voir probable que le recruteur ait réservé un moment pour que vous puissiez lui poser plus de questions. Au-delà des questions classiques, vous pouvez leur demander :
  • A quoi ressemblerait le candidat idéal
  • Quels sont leurs challenges du moment
  • Quelles sont leurs ambitions pour la période à venir
Ces questions vous aideront à dire en quoi vous êtes le bon candidat et comment vous pouvez aider l’entreprise à réaliser ses objectifs. Si la question de la rémunération n’a pas été abordée, vous pouvez l’aborder car il s’agit d’un point important. N’hésitez pas également à demander les perspectives d’évolution du poste.
Dites-vous que le recruteur est votre allié, vous cherchez la même chose, un fit. Tout comme vous, il a besoin d’être rassuré et votre mission est d’y parvenir.


Gardez le contrôle

Si vous êtes face à une personnalité hostile, ne vous laissez pas déstabiliser. Vous pouvez sentir une énergie négative émanant d’un recruteur. Dites-vous qu’il ne s’agit pas forcément de vous. Certaines personnes ont du mal à faire la part des choses. Qui plus est, la personne que vous avez en face de vous étant elle aussi humaine, traverse peut-être un moment difficile. L’hostilité que vous ressentez n’est pas nécessairement dirigée contre vous mais elle peut être le fait de circonstances extérieures. Ne la prenez pas personnellement. D’autres personnes cherchent sciemment à déstabiliser les candidats, par leur attitude, ne tombez pas dans ce piège. Finalement, il y a des personnes dont l’expression ne révèle pas nécessairement ce qu’elles pensent. N’interprétez donc pas ce qui pourrait apparaitre comme de l’ennui, de l’agacement ou de l’agressivité. Vous savez ce que vous avez à offrir. Restez positif, maîtrisez votre attitude et votre discours.

Maintenez la connexion

A la fin de l’entretien, renseignez-vous sur les prochaines étapes du processus et les délais. Remerciez votre interlocuteur et prenez congé en gardant la même assurance et le même enthousiasme. 

Une fois rentré, envoyez un message de remerciement au recruteur dans les 24h suivantes. Indiquez que cela a été un plaisir pour vous de passer cet entretien et que vous espérez qu’il en a été autant pour lui. Réitérez votre enthousiasme à contribuer à leur projet d’entreprise et rappelez votre disponibilité à fournir toute information nécessaire pour faire avancer la prise de décision.

Si vous n’avez pas de réponse, envoyez un message de relance sympathique au recruteur, à moins qu’il ne vous ait indiqué lui-même des délais plus longs. N’hésitez pas à renvoyer des messages à une fréquence hebdomadaire couplés éventuellement d’un appel téléphonique.
 
Vous avez le job !

C’est une bonne nouvelle. Il vous reste à vous assurer que tous les éléments importants ont été évoqués et négociés. Veillez à ce que tous ces éléments soient intégrés à votre contrat et que votre contrat soit signé avant de commencer à travailler. A plus forte raison si vous devez abandonner un autre poste ou votre lieu de vie actuel. Assurez-vous d’avoir les moyens nécessaires à la réussite de votre mission. Venez avec votre bonne humeur et votre détermination et partez à la conquête de votre nouvel environnement.

Vous voulez dire « Non »

Si vous n’êtes finalement plus intéressé par le poste, envoyez un message de remerciement et indiquez que vous ne souhaitez plus intégrer l’entreprise en expliquant pourquoi. Dans votre message, n’oubliez pas que si l’entreprise ne vous intéresse plus aujourd’hui, votre carrière n’est pas finie. Vous pourriez être amené à postuler à nouveau dans cette entreprise ou à être recruté par des personnes qui y ont travaillé. Qui plus est les gens se parlent. 

Ne vous précipitez pas pour refuser un poste dès que vous avez une offre ailleurs. Attendez au moins que votre contrat soit signé et que vous ayez démarré et senti l’entreprise. Dans la mesure du possible, il faudrait que vous ayez encore des options pendant votre période d’essai.

On vous a dit « Non »

Si vous recevez une réponse négative, remerciez toujours le recruteur. N’hésitez pas à lui demander quels sont les critères qui ont déterminé le choix final et ce que vous pourriez faire pour améliorer vos chances pour vos prochaines candidatures.

Ce n’est pas fini

Dans tous les cas, faites le bilan de votre expérience, notez ce qui a fonctionné, ce qui a moins bien fonctionné et mettez en place un plan d’actions pour renforcer votre attractivité. Votre carrière n’est probablement pas à sa fin et vous aurez d’autres transitions professionnelles à négocier.

par Adolé Akpabie 8 mai 2026
Une confusion très répandue Beaucoup de managers disent vouloir plus d’autonomie dans leurs équipes. Mais dans les faits, ils contrôlent. Ils rappellent. Ils vérifient. Ils corrigent avant même que l’autre ait terminé. Et sans s’en rendre compte, Ils ne managent plus des adultes responsables… Ils gèrent des enfants dépendants . Ce qui se joue vraiment Manager des adultes, c’est accepter une chose inconfortable : 👉 L’autre peut faire autrement que toi. 👉 L’autre peut se tromper. 👉 L’autre peut apprendre sans que tu interviennes à chaque étape. Quand cette confiance n’est pas là, Le manager compense par le micro-management. Et plus il compense, plus l’équipe se désengag e. Pourquoi le micro-management rassure (à tort) Le contrôle donne l’illusion de la maîtrise. Il rassure le manager… Mais il étouffe l’équipe. À long terme, il produit : – De la dépendance – Une perte d’initiative – Une fatigue managériale énorme Un manager débordé est souvent Un manager qui fait à la place . Ce que font les leaders qui managent des adultes Les leaders matures déplacent leur énergie : – Du contrôle vers le cadre – Du “comment” vers le “pourquoi” – De la surveillance vers la responsabilisation Ils sont clairs sur les attentes. Clairs sur les responsabilités. Et cohérents sur les conséquences. Ils ne cherchent pas l’obéissance. Ils construisent la responsabilit é. Question de leader 👉 “Qu’est-ce que je contrôle encore aujourd’hui Par manque de confiance… Et non par réelle nécessité ?” La réponse est souvent très révélatrice. Message clé Manager des adultes, Ce n’est pas renoncer à l’exigence. C’est changer de posture. Moins de contrôle. Plus de clarté. Et une équipe qui grandit Au lieu de dépendre. CEO & Leader’s Corner Because you need someone in your corner (Parce que tu as besoin de quelqu’un dans ton camp) With love, Adolé 💛
par Adolé Akpabie 1 mai 2026
Le mythe du leader neutre On a longtemps attendu des leaders qu’ils soient rationnels, solides, imperturbables. Comme si ressentir était un défaut. Comme si l’émotion affaiblissait la décision. La réalité est toute autre : un leader n’est jamais neutre. Il est simplement plus ou moins conscient de ce qui le traverse. Ce qui se passe réellement Diriger, c’est être exposé. Aux tensions. Aux projections. À la pression du temps, des résultats, des responsabilités humaines. Les émotions sont là, quoi qu’il arrive. La question n’est pas si tu en as. La question est ce que tu en fais. Le vrai danger Le problème n’est pas l’émotion. Le problème, c’est l’émotion non reconnue . Une émotion ignorée : – S’exprime par de l’irritabilité – Rigidifie les décisions – Se transforme en réactions excessives Quand un leader dit “je ne suis pas affecté.e”, C’est rarement vrai. Ce n'est juste pas formulé. Ce que font les leaders régulés Les leaders solides ne cherchent pas à supprimer leurs émotions. Ils apprennent à les lire, à les nommer, à les réguler. Ils savent faire la différence entre : – Ce que je ressens – Ce que la situation exige – Ce que je décide de montrer Ils utilisent l’émotion comme un signal , pas comme un pilote automatique. Question de leader 👉 “Qu’est-ce que je ressens vraiment là… Et qu’est-ce que cette émotion m’indique sur la situation ?” Nommer, c’est déjà reprendre la main . Message clé Un leader qui se coupe de ses émotions Se coupe aussi d’une partie de sa lucidité. Diriger avec ses émotions, Ce n’est pas se laisser emporter. C’est rester aux commandes, même quand ça remue. CEO & Leader’s Corner Because you need someone in your corner (Parce que tu as besoin de quelqu’un dans ton camp) With love, Adolé 💛
par Adolé Akpabie 10 avril 2026
La peur silencieuse de nombreux leaders Beaucoup de dirigeants hésitent à créer plus de sécurité dans leurs équipes. Par crainte de perdre en exigence. Par peur d’ouvrir la porte au laxisme. Par inquiétude de ne plus être pris au sérieux. Alors ils durcissent le cadre… et obtiennent l’effet inverse. Ce dont les équipes ont réellement besoin Un cadre sécurisant n’est pas un cadre flou. C’est un cadre lisible . Les équipes ont besoin de savoir : – ce qui est attendu – ce qui est négociable – ce qui ne l’est pas – comment l’erreur est traitée Sans cela, elles se protègent. Et une équipe qui se protège ne performe pas pleinement. Sécurité ≠ permissivité Créer de la sécurité ne veut pas dire tout accepter. Ni tout comprendre. Ni tout excuser. La permissivité évite le conflit. La sécurité, elle, le rend possible sans danger. C’est une différence majeure. Ce que font les leaders exigeants et sécurisants Les leaders solides combinent deux choses : – une exigence claire – une posture humaine Ils autorisent la parole, mais tiennent le cadre. Ils accueillent les difficultés, sans renoncer aux responsabilités. Résultat : des équipes engagées, capables de dire quand ça coince avant que ça casse. Question de leader 👉 “Qu’est-ce qui est absolument non négociable dans mon équipe… et qu’est-ce qui peut être discuté sans mettre en danger la performance ?” Clarifier cela, c’est déjà sécuriser. Message clé Un cadre sécurisant ne fragilise pas l’autorité. Il la renforce. Parce qu’il permet aux équipes d’oser, de s’engager, de progresser sans craindre l’arbitraire. CEO & Leader’s Corner Because you need someone in your corner (Parce que tu as besoin de quelqu’un dans ton camp) With love, Adolé 💛
par Adolé Akpabie 3 avril 2026
Le réflexe le plus courant Quand les résultats ne sont pas là, le premier réflexe est souvent de regarder les individus. Qui n’est pas au niveau ? Qui manque de compétences ? Qui ne fait pas assez d’efforts ? Et pourtant, dans beaucoup de situations, le problème n’est pas là où on le cherche. Ce que la baisse de performance révèle Une baisse de performance est rarement soudaine. Elle est progressive, silencieuse, cumulative. Elle peut signaler : – un cadre flou – des priorités contradictoires – une surcharge invisible – une perte de sens Autrement dit : des équipes capables, dans un système qui ne les aide plus à bien travailler. La fausse piste des compétences Former davantage n’est pas toujours la solution. Recruter plus non plus. Quand le cadre est confus, même les meilleurs finissent par s’user. La performance ne dépend pas uniquement du “qui”, mais très souvent du comment on organise le travail . Ce que font les leaders lucides Avant de pointer les manques individuels, les leaders solides interrogent le système. Ils se demandent : – Les objectifs sont-ils clairs ? – Les rôles sont-ils bien définis ? – Les arbitrages sont-ils cohérents ? – L’énergie de l’équipe est-elle respectée ? Ils savent qu’on ne répare pas un système en mettant plus de pression sur les personnes. Question de leader 👉 “Si je faisais exactement le même travail dans ce cadre, serais-je performant.e moi-même ?” Cette question change souvent tout. Message clé La performance durable naît d’un environnement juste. Pas d’une exigence aveugle. Avant de demander plus aux personnes, assure-toi que le système leur permet réellement de donner le meilleur. CEO & Leader’s Corner Because you need someone in your corner (Parce que tu as besoin de quelqu’un dans ton camp) With love, Adolé 💛
par Adolé Akpabie 13 mars 2026
Le malentendu le plus fréquent Beaucoup de leaders confondent encore autorité et dureté. Présence et pression. Cadre et contrôle. Alors ils haussent le ton. Ils répètent. Ils sur-expliquent. Et paradoxalement… leur autorité s’effrite. Ce que les équipes perçoivent vraiment Une équipe ne suit pas une voix forte. Elle suit une posture stable . Les collaborateurs observent : – ta capacité à rester posé.e quand ça tangue – ta cohérence entre ce que tu dis et ce que tu fais – ta manière de dire non L’autorité ne se décrète pas. Elle s’ incarne. Elle se ressent. Ce que l’autorité n’est pas L’autorité n’est pas : – contrôler chaque détail – être inflexible en permanence – avoir toujours réponse à tout Dominer peut donner l’illusion de l’efficacité. Mais sur la durée, cela crée de la peur, de la distance… et du désengagement. Ce qu’est une autorité naturelle Une autorité naturelle repose sur trois piliers simples : – un cadre clair – des décisions assumées – une présence émotionnelle régulée Le leader n’a pas besoin d’élever la voix quand son cadre est solide. Il n’a pas besoin d’insister quand sa posture est juste. C’est cette stabilité qui rassure. Et qui donne envie de suivre. Question de leader 👉 “Qu’est-ce qui, dans ma posture, inspire le respect… sans que j’aie besoin de forcer ?” Souvent, la réponse se joue moins dans les mots que dans la façon d’être. Message clé L’autorité la plus puissante est souvent la plus silencieuse. Celle qui n’écrase pas. Celle qui tient. Se positionner sans dominer, c’est permettre aux autres de grandir sans disparaître soi-même. CEO & Leader’s Corner Because you need someone in your corner (Parce que tu as besoin de quelqu’un dans ton camp) With love, Adolé 💛
par Adolé Akpabie 6 mars 2026
Ce qu’on applaudit trop souvent On valorise encore beaucoup les leaders qui tiennent coûte que coûte. Ceux qui encaissent. Ceux qui répondent à tout. Ceux qui sont toujours là. Mais à force de confondre engagement et sacrifice, on fabrique des dirigeants fatigués… et des organisations fragiles. Le piège du rôle Quand tu manages, tu veux bien faire. Être présent.e. Être disponible. Être fiable. Alors tu compenses. Tu anticipes. Tu portes pour les autres. Jusqu’au moment où tu ne manages plus une équipe, tu la soutiens à bout de bras. Ce que l’épuisement n’est pas L’épuisement managérial n’est pas un manque de compétence. Ni un manque de passion. Ni un problème de motivation. C’est souvent le résultat d’un leadership sacrificiel : celui qui croit (à tort) que montrer l’exemple, c’est s’oublier. Ce que font les leaders durables Les leaders qui tiennent dans le temps ont compris une chose essentielle : 👉 Ils ne sont pas la solution à tous les problèmes. Ils posent un cadre clair. Ils laissent de l’espace à la responsabilité. Ils acceptent que tout ne repose pas sur eux. Ils managent avec présence, pas avec sur-présence. Question de leader 👉 “Qu’est-ce que je fais aujourd’hui par sens du devoir… alors que ce devrait être de la responsabilité de quelqu’un d’autre ?” Cette question, posée honnêtement, libère énormément d’énergie. Message clé Un leader épuisé ne crée pas de la performance. Il la retarde. Manager sans s’épuiser, ce n’est pas moins s’engager. C’est s’engager autrement. CEO & Leader’s Corner Because you need someone in your corner (Parce que tu as besoin de quelqu’un dans ton camp) With love, Adolé 💛
par Adolé Akpabie 20 février 2026
Ce que personne ne dit vraiment Les bons dirigeants ne sont pas ceux qui ne doutent jamais. Ce sont ceux qui décident malgré le doute. Si tu attends d’être totalement sûr.e, si tu attends que toutes les données soient alignées, si tu attends de ne plus ressentir d’inconfort… tu attends trop longtemps. Le réel du rôle Diriger, ce n’est pas choisir entre le bien et le mal. C’est souvent choisir entre : – deux options imparfaites – des informations partielles – des conséquences qu’on ne maîtrise pas totalement Et pourtant, la décision t’appartient. Même quand personne ne te garantit le résultat. Le mythe de la clarté totale On t’a peut-être fait croire que : “Un bon leader sait exactement quoi faire.” La réalité est plus nuancée : 👉 Un bon leader sait quand il sait assez. La clarté ne précède pas toujours la décision. Très souvent, elle en découle. Comment décident les leaders solides Les dirigeants alignés ne cherchent pas l’absence de doute. Ils cherchent : – suffisamment d’éléments pour avancer – un alignement avec leurs valeurs – une capacité à assumer les conséquences Ils savent que ne pas décider est aussi… une décision. Souvent la plus coûteuse. Question de leader 👉 “Si je devais décider avec 70 % de certitude, que ferais-je maintenant ?” Pas pour avoir raison. Mais pour avancer avec responsabilité. Message clé Le doute n’est pas ton ennemi. Il est le signe que tu prends ton rôle au sérieux. Apprends à décider avec lui, plutôt que de le laisser décider à ta place. CEO & Leader’s Corner Because you need someone in your corner (Parce que tu as besoin de quelqu’un dans ton camp) With love, Adolé 💛
par Adolé Akpabie 13 février 2026
Ce que peu de dirigeants osent dire Plus on monte, moins on peut tout dire. Moins on peut douter à voix haute. Moins on peut déposer ce qui pèse vraiment. Et pourtant, la solitude du dirigeant n’est ni un manque de caractère, ni un défaut de leadership. C’est une réalité structurelle du rôle. Pourquoi cette solitude existe Quand tu diriges, tu portes : – la vision – les décisions difficiles – les conséquences (souvent silencieuses) Tu ne peux pas tout partager avec ton équipe. Tu ne peux pas toujours te confier à tes proches. Et tu ne veux pas non plus inquiéter inutilement. Alors tu tiens. Tu réfléchis seul.e. Tu avances… parfois avec un trop-plein. Le vrai problème La solitude n’est pas le problème. 👉 L’isolement, oui. La différence est subtile mais fondamentale : • La solitude peut être un espace de recul et de lucidité. • L’isolement, lui, finit par altérer la qualité des décisions, la clarté mentale et l’énergie. Un dirigeant isolé ne manque pas d’intelligence. Il manque d’un espace sécurisé pour penser à voix haute. Ce que font les leaders solides Les dirigeants les plus stables ne sont pas ceux qui portent tout seuls. Ce sont ceux qui ont un lieu, un cadre, une personne pour déposer sans filtre. Pas pour se plaindre. Pas pour être rassurés. Mais pour clarifier, trancher, revenir à l’essentiel. Parce qu’un esprit encombré prend rarement de bonnes décisions. Question de leader 👉 “Avec qui puis-je être pleinement lucide, sans posture, sans enjeu politique, sans masque ?” Si la réponse est “personne”, ce n’est pas un échec. C’est une information stratégique. Message clé Tu n’as pas besoin de plus de force. Tu as besoin de quelqu’un dans ton camp. Un espace où tu peux penser juste, décider mieux, respirer plus large. C’est exactement pour cela que ce corner existe. CEO & Leader’s Corner Because you need someone in your corner (Parce que tu as besoin de quelqu’un dans ton camp) With love, Adolé 💛
par L'équipe AANL 23 décembre 2022
Les piliers fondamentaux d'un management efficace peuvent être résumés en deux mots : CONTRÔLE ET AUTORITÉ. Ne pas sécuriser ces deux prérequis comme fondement de votre plate-forme de leadership vous laissera impuissant face à l'atteinte vos objectifs, constamment frustré et incapable d'influencer l'état d'esprit de ceux que vous menez. (…) Avoir le contrôle équivaut à avoir la capacité de susciter la coopération de ceux que vous menez. Et quand vos mots portent l'autorité, vos directives ont la validité nécessaire pour obtenir des résultats. (…) Alors qu'est-ce que l'autorité ? (…) L'autorité délègue, et reste dans l'air, même lorsque vous n'êtes pas là. Il n’y a pas d'atmosphère du type « quand le chat n'est pas là, les souris dansent ». L'autorité est illustrée par la capacité du Top Manager à inspirer l'équipe. L'habileté innée à obtenir une coopération volontaire est l'un des attributs les plus importants du Top Manager. Extrait de l’Ouvrage « Le Top Manager » écrit par Madou Sylla et traduit par Adolé Akpabie Retrouvez-nous sur Facebook : www.facebook.com/LeTopManager/ Pour en savoir plus sur l'auteur : http://madousylla.com/ Pour acheter le livre sur Amazon : bit.ly/LeTopManager1 Pour acheter le livre à Dakar : L'Harmattan Sénégal, Réseau 4 Vents Mermoz, Mona Lisa Ngor, Point Presse Score Sahm
par L'équipe AANL 2 décembre 2022
Une vision bien définie peut fortement inciter les employés à travailler plus dur. Une vision typique peindra une image de l’avenir très certainement meilleure que ce qui existe. Les gens aiment travailler dur pour quelque chose lorsqu’ils sont convaincus de son potentiel. Une vision est aussi un organisme vivant qui respire et peut être mis à jour et modifié à mesure que les facteurs internes et externes évoluent. Elle est dynamique. Elle peut se développer et changer avec votre entreprise... mais elle doit toujours être élaborée avec une image claire du résultat souhaité. C'est là que beaucoup de visions d'entreprise sont déficientes, car elles sont rédigées sans évaluation honnête de la direction que prend l'entreprise. Elles ont juste une fonction symbolique et ont comme objectif d’être accrocher au mur pour les clients les voient afin de donner une image chic à l’entreprise. Encore une fois, soulignons que le but de la vision est de donner une orientation à l'entreprise elle-même et non d'être montrée. Ce dernier point est secondaire. Soyez donc honnête, réfléchi et réaliste dans votre création de la vision et impliquez les parties prenantes les plus importantes de la vision... les employés. Ils seront en mesure de vous donner une contribution extrêmement précieuse dans cette tâche. Extrait de l’Ouvrage « Le Top Manager » écrit par Madou Sylla et traduit par Adolé Akpabie Retrouvez-nous sur Facebook : www.facebook.com/LeTopManager/ Pour en savoir plus sur l'auteur : http://madousylla.com/ Pour acheter le livre sur Amazon : bit.ly/LeTopManager1 Pour acheter le livre à Dakar : L'Harmattan Sénégal, Réseau 4 Vents Mermoz, Mona Lisa Ngor, Point Presse Score Sahm