Votre lettre de motivation raconte une histoire
L'équipe AANL • 23 septembre 2019
Il s’agit de convaincre
Vous allez envoyer votre candidature pour un poste dans une entreprise qui cherche à recruter et/ou dans une entreprise pour laquelle vous souhaitez travailler. Vous avez rédigé votre CV et vous souhaitez maintenant rédiger la lettre de motivation qui convaincra le recruteur que vous êtes potentiellement le candidat qu’il lui faut et qu’il gagnerait à vous rencontrer. Vous devez lui expliquer pourquoi il doit absolument prendre 30 minutes à 1 heure de son temps pour échanger avec vous et vous donner l’occasion de lui montrer que vous êtes la bonne personne.
Une bonne lettre de motivation montre que vous connaissez l’entreprise et que vous vous y intéressez réellement, que vous avez les compétences qu’il faut pour le poste que vous visez et que votre personnalité est adaptée à la culture de l’entreprise. Cela doit se faire en quelques secondes pour vous permettre d’être sélectionné pour un entretien. En la rédigeant, vous devrez donc garder à l’esprit l’offre à laquelle vous postulez ou encore les fonctions et secteurs sur lesquels vous vous positionnez afin de décrire vos expériences de manière à faire ressortir les compétences et attributs adaptés (en utilisant les mots-clés de l’offre, par exemple). Si vous postulez à des offres sensiblement différentes, il faudra penser à avoir une lettre correspondant à chaque type d’offre. Dans tous les cas, il faudra que chaque lettre tienne compte du contexte spécifique de l’entreprise pour laquelle vous la rédigez. Il s’agit non plus seulement de montrer que l’entreprise devrait s’intéresser à vous, mais également de montrer vous êtes motivé et que vous souhaitez réellement la rejoindre.
Suivez les règles de rédaction d’une lettre
Votre lettre de motivation reprend la structure classique d’une lettre et à ce titre doit comprendre les éléments suivants :
- Les informations du destinateur (vous), en haut à gauche :
- NOM Prénom
- Adresse
- Téléphone
- Les informations du destinataire (le recruteur), plus bas à droite :
- NOM Prénom
- Fonction
- Entreprise
- La date et le lieu de la rédaction, alignés à droite
- L’objet de la lettre - Objet : Lettre de motivation pour le poste de X dans l’entreprise Y
- L’appel :
- Si vous savez de qui il s’agit (faites des recherches) : Madame + NOM ou Monsieur + NOM
- Si vous ne savez pas de qui il s’agit : Madame, Monsieur
- Le corps de la lettre
- Les salutations, alignées à droite - exemples :
- Je vous prie d’agréer l’expression de mes salutations les meilleures
- Je vous prie d’agréer l’expression de mes salutations distinguées
- …
- La signature, alignée à droite :
- Prénom NOM
- Signature manuscrite (éventuellement)
Il n’est ni nécessaire, ni recommandé d’ajouter des éléments qu’on ne retrouverait pas dans une lettre professionnelle (photos, WordArt…)
Racontez votre histoire
Le corps d’une bonne lettre de motivation est généralement structuré autour de 3 paragraphes :
- Vous – Le 1er paragraphe vous permet de faire ressortir les raisons pour lesquelles l’entreprise et le poste vous intéressent :
- En quoi le poste fait sens par rapport à votre parcours académique et professionnel
- Quel sens vous donnez à votre candidature
- Quel impact vous cherchez à avoir
- Pourquoi cette entreprise spécifique vous intéresse
- Moi – Le 2e paragraphe vous permet de décrire les compétences et qualités qui vous seront nécessaires pour le poste et démontrez que vous les avez. On doit y retrouver :
- Les principales compétences et qualités humaines nécessaires au poste
- Des exemples d’expériences professionnelles, associatives et personnelles qui vous ont permis de les acquérir
- Le cas échéant, ce qui dans votre parcours académique permet de renforcer la démonstration
- Nous – Le 3e paragraphe sert à affirmer votre engagement et ce que vous pouvez apporter à l’entreprise. Vous pouvez y mettre en avant :
- Des compétences et qualité plus génériques, moins techniques
- Le fait qu’elles seront au service de votre mission et de l’entreprise
Le ton
- Gardez un ton professionnel
- Évitez les phrases emphatiques et les exagérations
- Soyez assertif dans vos affirmations
- Gardez à l’esprit que vous ne faites pas une dissertation
Facilitez la lecture
- Utilisez une (seule) police de caractère basique mais moderne, comme Helvetica, Arial, ou Century Gothic
- Aérez votre document en laissant de l’espace entre les paragraphes
- Faites des phrases courtes pour éviter que le lecteur ne perde le fil
- Utilisez une taille de police à 12
Soyez synthétique
Votre lettre de motivation ne doit pas dépasser une page. L’idée est de pouvoir mettre l’accent sur ce qui fait de vous un excellent candidat pour le poste de manière claire, précise et synthétique. Plus vous avez une idée claire de la question, moins vous avez besoin de vous étaler. Vous cherchez à accrocher le recruteur. Vous aurez l’opportunité de lui en dire plus lors de l’entretien et il sera ravi de vous écouter.
Prêtez attention aux détails avant d’envoyer votre lettre de motivation
- Justifiez vos paragraphes, votre lettre apparaîtra comme étant soignée et professionnelle
- Relisez-vous et faites-vous relire (n’hésitez pas à imprimer vos documents) et surtout ne vous fiez pas uniquement au correcteur orthographique et au correcteur grammatical
- Envoyez des PDF, pas des documents Word (vous ne voulez pas que votre document soit modifié par erreur)
- Nommez vos documents en indiquant le type de document et votre nom
Quelques ressources
Vous souhaitez avoir des modèles de lettre de motivation afin de faciliter votre travail et de vous concentrer sur le fond ? Voici quelques sites qui peuvent vous aider :
Vous voulez des astuces et conseils complémentaires pour rédiger une bonne lettre de motivation et captiver l’attention du recruteur ? Vous avez la possibilité de vous procurer des ouvrages conçus pour vous donner les outils nécessaires pour y parvenir. En voici quelques-uns :
- Réussir sa lettre de motivation de Daniel Porot
- Les clés d'une lettre de motivation réussie de Dominique Perez, Nathalie Samson
- Le guide de la lettre de motivation de Michel Holtz
- 200 Modèles de lettres de motivation de Jean-Marc Engelhard
- 150 lettres de motivation commentées et corrigées de Sylvie Karsenty

L’illusion qu’on entretient On parle beaucoup d’équilibre. Comme s’il existait quelque part. Comme s’il suffisait de le trouver. Mais pour un dirigeant, l’équilibre n’est jamais donné. Il n’est ni stable, ni automatique. Et surtout… personne ne va le créer pour toi. Le réel du rôle Diriger, c’est arbitrer en permanence. Entre court terme et long terme. Entre performance et énergie. Entre responsabilité et vie personnelle. Il n’y a pas de moment où tout est aligné. Seulement des moments où tu choisis Ce qui compte le plus… ici et maintenant. Le mythe du “bon moment” Beaucoup attendent : – Que la charge diminue – Que l’équipe soit plus autonome – Que la situation se stabilise Avant de “reprendre du temps pour eux”. Ce moment arrive rarement. Parce que l’équilibre ne dépend pas du contexte. Il dépend des choix que tu fais malgré le contexte . Ce que font les leaders alignés Les dirigeants qui tiennent dans la durée Ne cherchent pas un équilibre parfait. Ils construisent des points d’ancrage : – Des temps non négociables – Des espaces de recul – Des limites claires Ils ajustent en permanence, sans attendre que tout soit idéal. Ils savent que leur énergie Est une ressource stratégique. Question de leader 👉 “Qu’est-ce que je repousse depuis trop longtemps En me disant que ce n’est pas le bon moment ?” Et surtout : 👉 “Qu’est-ce que je peux ajuster dès cette semaine, Même de manière imparfaite ?” Message clé L’équilibre ne se trouve pas. Il se construit, décision après décision. Pas quand tout va bien. Mais précisément quand ça ne l’est pas totalement. CEO & Leader’s Corner Because you need someone in your corner (Parce que tu as besoin de quelqu’un dans ton camp) With love, Adolé 💛

Une confusion très répandue Beaucoup de managers disent vouloir plus d’autonomie dans leurs équipes. Mais dans les faits, ils contrôlent. Ils rappellent. Ils vérifient. Ils corrigent avant même que l’autre ait terminé. Et sans s’en rendre compte, Ils ne managent plus des adultes responsables… Ils gèrent des enfants dépendants . Ce qui se joue vraiment Manager des adultes, c’est accepter une chose inconfortable : 👉 L’autre peut faire autrement que toi. 👉 L’autre peut se tromper. 👉 L’autre peut apprendre sans que tu interviennes à chaque étape. Quand cette confiance n’est pas là, Le manager compense par le micro-management. Et plus il compense, plus l’équipe se désengag e. Pourquoi le micro-management rassure (à tort) Le contrôle donne l’illusion de la maîtrise. Il rassure le manager… Mais il étouffe l’équipe. À long terme, il produit : – De la dépendance – Une perte d’initiative – Une fatigue managériale énorme Un manager débordé est souvent Un manager qui fait à la place . Ce que font les leaders qui managent des adultes Les leaders matures déplacent leur énergie : – Du contrôle vers le cadre – Du “comment” vers le “pourquoi” – De la surveillance vers la responsabilisation Ils sont clairs sur les attentes. Clairs sur les responsabilités. Et cohérents sur les conséquences. Ils ne cherchent pas l’obéissance. Ils construisent la responsabilit é. Question de leader 👉 “Qu’est-ce que je contrôle encore aujourd’hui Par manque de confiance… Et non par réelle nécessité ?” La réponse est souvent très révélatrice. Message clé Manager des adultes, Ce n’est pas renoncer à l’exigence. C’est changer de posture. Moins de contrôle. Plus de clarté. Et une équipe qui grandit Au lieu de dépendre. CEO & Leader’s Corner Because you need someone in your corner (Parce que tu as besoin de quelqu’un dans ton camp) With love, Adolé 💛

Le mythe du leader neutre On a longtemps attendu des leaders qu’ils soient rationnels, solides, imperturbables. Comme si ressentir était un défaut. Comme si l’émotion affaiblissait la décision. La réalité est toute autre : un leader n’est jamais neutre. Il est simplement plus ou moins conscient de ce qui le traverse. Ce qui se passe réellement Diriger, c’est être exposé. Aux tensions. Aux projections. À la pression du temps, des résultats, des responsabilités humaines. Les émotions sont là, quoi qu’il arrive. La question n’est pas si tu en as. La question est ce que tu en fais. Le vrai danger Le problème n’est pas l’émotion. Le problème, c’est l’émotion non reconnue . Une émotion ignorée : – S’exprime par de l’irritabilité – Rigidifie les décisions – Se transforme en réactions excessives Quand un leader dit “je ne suis pas affecté.e”, C’est rarement vrai. Ce n'est juste pas formulé. Ce que font les leaders régulés Les leaders solides ne cherchent pas à supprimer leurs émotions. Ils apprennent à les lire, à les nommer, à les réguler. Ils savent faire la différence entre : – Ce que je ressens – Ce que la situation exige – Ce que je décide de montrer Ils utilisent l’émotion comme un signal , pas comme un pilote automatique. Question de leader 👉 “Qu’est-ce que je ressens vraiment là… Et qu’est-ce que cette émotion m’indique sur la situation ?” Nommer, c’est déjà reprendre la main . Message clé Un leader qui se coupe de ses émotions Se coupe aussi d’une partie de sa lucidité. Diriger avec ses émotions, Ce n’est pas se laisser emporter. C’est rester aux commandes, même quand ça remue. CEO & Leader’s Corner Because you need someone in your corner (Parce que tu as besoin de quelqu’un dans ton camp) With love, Adolé 💛

La peur silencieuse de nombreux leaders Beaucoup de dirigeants hésitent à créer plus de sécurité dans leurs équipes. Par crainte de perdre en exigence. Par peur d’ouvrir la porte au laxisme. Par inquiétude de ne plus être pris au sérieux. Alors ils durcissent le cadre… et obtiennent l’effet inverse. Ce dont les équipes ont réellement besoin Un cadre sécurisant n’est pas un cadre flou. C’est un cadre lisible . Les équipes ont besoin de savoir : – ce qui est attendu – ce qui est négociable – ce qui ne l’est pas – comment l’erreur est traitée Sans cela, elles se protègent. Et une équipe qui se protège ne performe pas pleinement. Sécurité ≠ permissivité Créer de la sécurité ne veut pas dire tout accepter. Ni tout comprendre. Ni tout excuser. La permissivité évite le conflit. La sécurité, elle, le rend possible sans danger. C’est une différence majeure. Ce que font les leaders exigeants et sécurisants Les leaders solides combinent deux choses : – une exigence claire – une posture humaine Ils autorisent la parole, mais tiennent le cadre. Ils accueillent les difficultés, sans renoncer aux responsabilités. Résultat : des équipes engagées, capables de dire quand ça coince avant que ça casse. Question de leader 👉 “Qu’est-ce qui est absolument non négociable dans mon équipe… et qu’est-ce qui peut être discuté sans mettre en danger la performance ?” Clarifier cela, c’est déjà sécuriser. Message clé Un cadre sécurisant ne fragilise pas l’autorité. Il la renforce. Parce qu’il permet aux équipes d’oser, de s’engager, de progresser sans craindre l’arbitraire. CEO & Leader’s Corner Because you need someone in your corner (Parce que tu as besoin de quelqu’un dans ton camp) With love, Adolé 💛

Le réflexe le plus courant Quand les résultats ne sont pas là, le premier réflexe est souvent de regarder les individus. Qui n’est pas au niveau ? Qui manque de compétences ? Qui ne fait pas assez d’efforts ? Et pourtant, dans beaucoup de situations, le problème n’est pas là où on le cherche. Ce que la baisse de performance révèle Une baisse de performance est rarement soudaine. Elle est progressive, silencieuse, cumulative. Elle peut signaler : – un cadre flou – des priorités contradictoires – une surcharge invisible – une perte de sens Autrement dit : des équipes capables, dans un système qui ne les aide plus à bien travailler. La fausse piste des compétences Former davantage n’est pas toujours la solution. Recruter plus non plus. Quand le cadre est confus, même les meilleurs finissent par s’user. La performance ne dépend pas uniquement du “qui”, mais très souvent du comment on organise le travail . Ce que font les leaders lucides Avant de pointer les manques individuels, les leaders solides interrogent le système. Ils se demandent : – Les objectifs sont-ils clairs ? – Les rôles sont-ils bien définis ? – Les arbitrages sont-ils cohérents ? – L’énergie de l’équipe est-elle respectée ? Ils savent qu’on ne répare pas un système en mettant plus de pression sur les personnes. Question de leader 👉 “Si je faisais exactement le même travail dans ce cadre, serais-je performant.e moi-même ?” Cette question change souvent tout. Message clé La performance durable naît d’un environnement juste. Pas d’une exigence aveugle. Avant de demander plus aux personnes, assure-toi que le système leur permet réellement de donner le meilleur. CEO & Leader’s Corner Because you need someone in your corner (Parce que tu as besoin de quelqu’un dans ton camp) With love, Adolé 💛

Le malentendu le plus fréquent Beaucoup de leaders confondent encore autorité et dureté. Présence et pression. Cadre et contrôle. Alors ils haussent le ton. Ils répètent. Ils sur-expliquent. Et paradoxalement… leur autorité s’effrite. Ce que les équipes perçoivent vraiment Une équipe ne suit pas une voix forte. Elle suit une posture stable . Les collaborateurs observent : – ta capacité à rester posé.e quand ça tangue – ta cohérence entre ce que tu dis et ce que tu fais – ta manière de dire non L’autorité ne se décrète pas. Elle s’ incarne. Elle se ressent. Ce que l’autorité n’est pas L’autorité n’est pas : – contrôler chaque détail – être inflexible en permanence – avoir toujours réponse à tout Dominer peut donner l’illusion de l’efficacité. Mais sur la durée, cela crée de la peur, de la distance… et du désengagement. Ce qu’est une autorité naturelle Une autorité naturelle repose sur trois piliers simples : – un cadre clair – des décisions assumées – une présence émotionnelle régulée Le leader n’a pas besoin d’élever la voix quand son cadre est solide. Il n’a pas besoin d’insister quand sa posture est juste. C’est cette stabilité qui rassure. Et qui donne envie de suivre. Question de leader 👉 “Qu’est-ce qui, dans ma posture, inspire le respect… sans que j’aie besoin de forcer ?” Souvent, la réponse se joue moins dans les mots que dans la façon d’être. Message clé L’autorité la plus puissante est souvent la plus silencieuse. Celle qui n’écrase pas. Celle qui tient. Se positionner sans dominer, c’est permettre aux autres de grandir sans disparaître soi-même. CEO & Leader’s Corner Because you need someone in your corner (Parce que tu as besoin de quelqu’un dans ton camp) With love, Adolé 💛

Ce qu’on applaudit trop souvent On valorise encore beaucoup les leaders qui tiennent coûte que coûte. Ceux qui encaissent. Ceux qui répondent à tout. Ceux qui sont toujours là. Mais à force de confondre engagement et sacrifice, on fabrique des dirigeants fatigués… et des organisations fragiles. Le piège du rôle Quand tu manages, tu veux bien faire. Être présent.e. Être disponible. Être fiable. Alors tu compenses. Tu anticipes. Tu portes pour les autres. Jusqu’au moment où tu ne manages plus une équipe, tu la soutiens à bout de bras. Ce que l’épuisement n’est pas L’épuisement managérial n’est pas un manque de compétence. Ni un manque de passion. Ni un problème de motivation. C’est souvent le résultat d’un leadership sacrificiel : celui qui croit (à tort) que montrer l’exemple, c’est s’oublier. Ce que font les leaders durables Les leaders qui tiennent dans le temps ont compris une chose essentielle : 👉 Ils ne sont pas la solution à tous les problèmes. Ils posent un cadre clair. Ils laissent de l’espace à la responsabilité. Ils acceptent que tout ne repose pas sur eux. Ils managent avec présence, pas avec sur-présence. Question de leader 👉 “Qu’est-ce que je fais aujourd’hui par sens du devoir… alors que ce devrait être de la responsabilité de quelqu’un d’autre ?” Cette question, posée honnêtement, libère énormément d’énergie. Message clé Un leader épuisé ne crée pas de la performance. Il la retarde. Manager sans s’épuiser, ce n’est pas moins s’engager. C’est s’engager autrement. CEO & Leader’s Corner Because you need someone in your corner (Parce que tu as besoin de quelqu’un dans ton camp) With love, Adolé 💛
