J'ai besoin de plus de temps

L'équipe AANL • 15 novembre 2022
J’ai besoin de plus de temps

Quand les journées ne semblent pas avoir assez d’heures

On n’a pas le temps de tout faire et ça devient une source de stress

As-tu déjà eu la sensation d’être dans une course effrénée qui ne s’arrête jamais et que quoi que tu fasses, tu n’as jamais assez de temps ? Je suis certaine que tu as répondu « Oui ». En tout cas, je suis sûre que c’est le cas pour beaucoup d’entre nous, et personnellement, ça m’arrive parfois aussi.

Le fait est qu’on se dit qu’on n’a pas le temps de tout faire et que ça devient une source de stress. Au boulot, quelle que soit la vitesse à laquelle on avance, quelles que soient les heures supplémentaires qu’on s’impose, il y en a toujours plus. En effet, le travail ne finit jamais et il faut bien en avoir conscience, sous peine de se flageller à longueur de journée et de ne pas en dormir la nuit. Crois-moi, je sais de quoi je parle.

En tant que salariée, voire en tant que stagiaire, il y a plus d’une dizaine d’année, j’ai été dans des systèmes où la norme était de travailler de manière régulière au-delà de 20h, parfois jusqu’à 22h, minuit ou même 2h du matin, en bon petit soldat, sans pour autant récupérer le temps de repos nécessaire par la suite. Ce n’est pas normal ! J’en avais déjà conscience bien avant de me lancer dans une carrière dans le conseil avec quelque questionnement sur ce choix parce que bien que mon intérêt pour ce métier soit avéré, l’idée de travailler un minimum de 60h par semaine (c’est ce qu’on nous disait en entretien) ne m’enchantait guère. J’aimais avoir le temps de me reposer, de flâner, de faire des choses en dehors du travail. À ma grande surprise, en discutant avec un certain nombre de camarades de promo, faisant le même choix, je n’étais pas la seule. Nous avons pourtant choisi de nous aliéner, du moins pendant un temps.

Je ne suis pas un robot, je ne suis pas une machine 

Je me rappelle encore qu’en revenant à Dakar en 2014 dans l’entreprise où j’avais fait mon stage, lors de ma négociation de contrat, je précisais bien, qu’en dépit de mon professionnalisme, je n’avais nullement l’intention de sacrifier mes soirées et mes weekends. Et lorsque j’entendais mon DG dire à des clients ou des partenaires « Adolé c’est une pro, je peux lui confier n’importe quoi, ça sera fait ; elle travaille beaucoup », je sentais une crispation en moi. C’était un compliment, sans en être un. C’est plutôt une attente déguisée en compliment, une incitation à adopter un comportement. Une voix en moi criait « Je ne suis pas un robot, je ne suis pas une machine ». Il m’en a fallu du courage pour être au clair sur ce que je ne voulais plus et poser mes limites. Je n’étais certes pas celle qui partait en premier du bureau (je n’avais pas de meeting politique ou de séance de sport en plein milieu de l’après-midi 😉), mais j’ai appris à dire « Non » aux délais irréalistes, « Non » à plus que ce que j’avais humainement la capacité de gérer, tout cela, planning à l’appui.

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Tant que tu gères effectivement les priorités et que les attentes mais aussi les engagements sont clairs, c’est le plus important

Alors, oui, il y avait toujours de tâches ad hoc à gérer, des demandes urgentes de la direction. Dans ce cas, la question qui se posait était celle de l’arbitrage entre ce qui était prévu et les nouvelles activités. Décision que j’évitais bien entendu de prendre toute seule, sous peine d’essuyer les pots cassés. Il est primordial lorsqu’un manager prends une décision qui impacte le planning et les objectifs de départ, qu’il soit conscient des conséquences de ces changements et qu’il les assume. Mais pour cela, c’est notre rôle de le sensibiliser. Autrement, nous courrons le risque soit de nous retrouver en situation de faute, soit de nous retrouver surmené.e.s et parfois les deux …
Oui, il arrivait qu’il y ait des urgences sur un projet et qu’il faille s’adapter et faire preuve de flexibilité pour la réussite du projet. J’étais au rendez-vous. Par contre, avec mon manager, on avait convenu de faire un suivi de ce type de situation et d’en tenir compte, notamment en termes de temps récupérable.

Les situations d’urgence, les situations où il faut donner un peu plus de sa personne, ça arrive. Par contre, si c’est ça la norme dans une entreprise, il y’a un problème. Si c’est ça ton quotidien en tant que personne, il y’a un problème.
C’est pour cela qu’il faut être très clair sur :

  • Ce qui est possible 
  • Les délais dans lesquels c’est possible 
  • Quelles sont les priorités

Tant que tu gères effectivement les priorités et que les attentes mais aussi les engagements sont clairs, c’est le plus important. Surtout n’oublie pas de communiquer et de donner de la visibilité de façon régulière. Savoir ce qui se passe permet de corriger ce qui nécessite de l’être aujourd’hui et demain.

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C’est important que tu saches où se trouvent tes priorités

Je me rappelle encore lorsque je suis passée d’un agenda dans lequel il y avait une multitude de tâches avec des créneaux parfois très courts dans mes journées à un agenda avec de gros blocs d’activité et un peu plus d’air. Mon N+1 de l’époque m’a fait la remarque suivante : « Avant quand je voyais ton agenda, ça me faisait peur. Maintenant, c’est un peu plus humain ». Effectivement mon attention était partout, mon focus était éparpillé. Mes priorités n’étaient pas assez claires et c’était épuisant, pour mon cerveau comme pour mon corps.

Tout ça pour te dire que c’est important que tu saches où se trouvent tes priorités et que tu consacres l’essentiel de ton temps à ces priorités.

C’est aussi valable lorsqu’il s’agit de gérer ta vie personnelle. Il y’a toujours plus de choses à faire, mais la question que tu dois te poser, c’est qu’est ce qui est vraiment important pour toi et une fois que tu as ta réponse, ce sont à ces choses que tu dois consacrer ton temps.

Oui, il y aura du chaos ; oui certaines choses ne seront pas faites. Non, tout ne sera pas parfait. Et c’est OK. L’idée ici c’est de lâcher prise par rapport à notre besoin de tout maîtriser, de tout gérer et d’être au top. C’est impossible pour toute personne qui tient à sa santé physique et mentale. L’important, c’est de se focaliser sur ce qui est vraiment prioritaire et choisir, c’est renoncer (ça fait peur à beaucoup d’entre nous mais c’est nécessaire).

Pour cela, il faut avoir pris le temps de réfléchir à ce qui compte réellement pour nous. Si tu te sens pressé.e par le temps et que tu te dis que tu n’as pas le temps de mener cette réflexion, je t’invite à nouveau à revoir tes priorités ! Qu’est ce qui est plus important, continuer à courir sans vraiment savoir où tu vas et ne pas suffisamment maîtriser ta cadence pour te donner les moyens d’arriver à bon port ou prendre le temps de t’arrêter pour t’assurer d’avancer dans la bonne direction et vérifier que ton équipement et ta cadence sont adaptés ?

Avoir davantage d’air

Si tu es déjà au clair sur tes priorités, c’est super. Maintenant, si ton planning est serré, tu ne risques pas de t’en sortir non plus. C’est important que tu acceptes de laisser quelques plages libres pour prévoir des évènements comme :
  • Les débordements de certaines activités (nous avons tendance à sous-estimer le temps nécessaire)
  • Les demandes imprévues de ton manager (si tu en as un) ou celles des personnes qui partagent ta vie
  • Des rendez-vous non planifiés
Tu as donc de la place pour l’imprévu et cela t’aide à te sentir moins prisonnier.e de ton planning et à avoir davantage d’air. Sans blague, tu auras moins souvent l’impression de suffoquer. Planifier tes pauses peut également te permettre de préserver ces moments dont tu as besoin pour recharger tes batteries.

Tu disposes de tout le temps du monde, à toi de savoir t’en servir à bon escient. Pour cela, il est important que tu apprennes à gérer ton focus et ton énergie, car ces deux facteurs déterminent ton succès et sont significativement plus critiques.

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Femme inquiète qui s'attrape la tête
par Adolé Akpabie 5 juin 2026
(L’une des compétences les plus sous-estimées du leadership)
par Adolé Akpabie 29 mai 2026
L’illusion qu’on entretient On parle beaucoup d’équilibre. Comme s’il existait quelque part. Comme s’il suffisait de le trouver. Mais pour un dirigeant, l’équilibre n’est jamais donné. Il n’est ni stable, ni automatique. Et surtout… personne ne va le créer pour toi. Le réel du rôle Diriger, c’est arbitrer en permanence. Entre court terme et long terme. Entre performance et énergie. Entre responsabilité et vie personnelle. Il n’y a pas de moment où tout est aligné. Seulement des moments où tu choisis Ce qui compte le plus… ici et maintenant. Le mythe du “bon moment” Beaucoup attendent : – Que la charge diminue – Que l’équipe soit plus autonome – Que la situation se stabilise Avant de “reprendre du temps pour eux”. Ce moment arrive rarement. Parce que l’équilibre ne dépend pas du contexte. Il dépend des choix que tu fais malgré le contexte . Ce que font les leaders alignés Les dirigeants qui tiennent dans la durée Ne cherchent pas un équilibre parfait. Ils construisent des points d’ancrage : – Des temps non négociables – Des espaces de recul – Des limites claires Ils ajustent en permanence, sans attendre que tout soit idéal. Ils savent que leur énergie Est une ressource stratégique. Question de leader 👉 “Qu’est-ce que je repousse depuis trop longtemps En me disant que ce n’est pas le bon moment ?” Et surtout : 👉 “Qu’est-ce que je peux ajuster dès cette semaine, Même de manière imparfaite ?” Message clé L’équilibre ne se trouve pas. Il se construit, décision après décision. Pas quand tout va bien. Mais précisément quand ça ne l’est pas totalement. CEO & Leader’s Corner Because you need someone in your corner (Parce que tu as besoin de quelqu’un dans ton camp) With love, Adolé 💛
par Adolé Akpabie 8 mai 2026
Une confusion très répandue Beaucoup de managers disent vouloir plus d’autonomie dans leurs équipes. Mais dans les faits, ils contrôlent. Ils rappellent. Ils vérifient. Ils corrigent avant même que l’autre ait terminé. Et sans s’en rendre compte, Ils ne managent plus des adultes responsables… Ils gèrent des enfants dépendants . Ce qui se joue vraiment Manager des adultes, c’est accepter une chose inconfortable : 👉 L’autre peut faire autrement que toi. 👉 L’autre peut se tromper. 👉 L’autre peut apprendre sans que tu interviennes à chaque étape. Quand cette confiance n’est pas là, Le manager compense par le micro-management. Et plus il compense, plus l’équipe se désengag e. Pourquoi le micro-management rassure (à tort) Le contrôle donne l’illusion de la maîtrise. Il rassure le manager… Mais il étouffe l’équipe. À long terme, il produit : – De la dépendance – Une perte d’initiative – Une fatigue managériale énorme Un manager débordé est souvent Un manager qui fait à la place . Ce que font les leaders qui managent des adultes Les leaders matures déplacent leur énergie : – Du contrôle vers le cadre – Du “comment” vers le “pourquoi” – De la surveillance vers la responsabilisation Ils sont clairs sur les attentes. Clairs sur les responsabilités. Et cohérents sur les conséquences. Ils ne cherchent pas l’obéissance. Ils construisent la responsabilit é. Question de leader 👉 “Qu’est-ce que je contrôle encore aujourd’hui Par manque de confiance… Et non par réelle nécessité ?” La réponse est souvent très révélatrice. Message clé Manager des adultes, Ce n’est pas renoncer à l’exigence. C’est changer de posture. Moins de contrôle. Plus de clarté. Et une équipe qui grandit Au lieu de dépendre. CEO & Leader’s Corner Because you need someone in your corner (Parce que tu as besoin de quelqu’un dans ton camp) With love, Adolé 💛
par Adolé Akpabie 1 mai 2026
Le mythe du leader neutre On a longtemps attendu des leaders qu’ils soient rationnels, solides, imperturbables. Comme si ressentir était un défaut. Comme si l’émotion affaiblissait la décision. La réalité est toute autre : un leader n’est jamais neutre. Il est simplement plus ou moins conscient de ce qui le traverse. Ce qui se passe réellement Diriger, c’est être exposé. Aux tensions. Aux projections. À la pression du temps, des résultats, des responsabilités humaines. Les émotions sont là, quoi qu’il arrive. La question n’est pas si tu en as. La question est ce que tu en fais. Le vrai danger Le problème n’est pas l’émotion. Le problème, c’est l’émotion non reconnue . Une émotion ignorée : – S’exprime par de l’irritabilité – Rigidifie les décisions – Se transforme en réactions excessives Quand un leader dit “je ne suis pas affecté.e”, C’est rarement vrai. Ce n'est juste pas formulé. Ce que font les leaders régulés Les leaders solides ne cherchent pas à supprimer leurs émotions. Ils apprennent à les lire, à les nommer, à les réguler. Ils savent faire la différence entre : – Ce que je ressens – Ce que la situation exige – Ce que je décide de montrer Ils utilisent l’émotion comme un signal , pas comme un pilote automatique. Question de leader 👉 “Qu’est-ce que je ressens vraiment là… Et qu’est-ce que cette émotion m’indique sur la situation ?” Nommer, c’est déjà reprendre la main . Message clé Un leader qui se coupe de ses émotions Se coupe aussi d’une partie de sa lucidité. Diriger avec ses émotions, Ce n’est pas se laisser emporter. C’est rester aux commandes, même quand ça remue. CEO & Leader’s Corner Because you need someone in your corner (Parce que tu as besoin de quelqu’un dans ton camp) With love, Adolé 💛
par Adolé Akpabie 10 avril 2026
La peur silencieuse de nombreux leaders Beaucoup de dirigeants hésitent à créer plus de sécurité dans leurs équipes. Par crainte de perdre en exigence. Par peur d’ouvrir la porte au laxisme. Par inquiétude de ne plus être pris au sérieux. Alors ils durcissent le cadre… et obtiennent l’effet inverse. Ce dont les équipes ont réellement besoin Un cadre sécurisant n’est pas un cadre flou. C’est un cadre lisible . Les équipes ont besoin de savoir : – ce qui est attendu – ce qui est négociable – ce qui ne l’est pas – comment l’erreur est traitée Sans cela, elles se protègent. Et une équipe qui se protège ne performe pas pleinement. Sécurité ≠ permissivité Créer de la sécurité ne veut pas dire tout accepter. Ni tout comprendre. Ni tout excuser. La permissivité évite le conflit. La sécurité, elle, le rend possible sans danger. C’est une différence majeure. Ce que font les leaders exigeants et sécurisants Les leaders solides combinent deux choses : – une exigence claire – une posture humaine Ils autorisent la parole, mais tiennent le cadre. Ils accueillent les difficultés, sans renoncer aux responsabilités. Résultat : des équipes engagées, capables de dire quand ça coince avant que ça casse. Question de leader 👉 “Qu’est-ce qui est absolument non négociable dans mon équipe… et qu’est-ce qui peut être discuté sans mettre en danger la performance ?” Clarifier cela, c’est déjà sécuriser. Message clé Un cadre sécurisant ne fragilise pas l’autorité. Il la renforce. Parce qu’il permet aux équipes d’oser, de s’engager, de progresser sans craindre l’arbitraire. CEO & Leader’s Corner Because you need someone in your corner (Parce que tu as besoin de quelqu’un dans ton camp) With love, Adolé 💛
par Adolé Akpabie 3 avril 2026
Le réflexe le plus courant Quand les résultats ne sont pas là, le premier réflexe est souvent de regarder les individus. Qui n’est pas au niveau ? Qui manque de compétences ? Qui ne fait pas assez d’efforts ? Et pourtant, dans beaucoup de situations, le problème n’est pas là où on le cherche. Ce que la baisse de performance révèle Une baisse de performance est rarement soudaine. Elle est progressive, silencieuse, cumulative. Elle peut signaler : – un cadre flou – des priorités contradictoires – une surcharge invisible – une perte de sens Autrement dit : des équipes capables, dans un système qui ne les aide plus à bien travailler. La fausse piste des compétences Former davantage n’est pas toujours la solution. Recruter plus non plus. Quand le cadre est confus, même les meilleurs finissent par s’user. La performance ne dépend pas uniquement du “qui”, mais très souvent du comment on organise le travail . Ce que font les leaders lucides Avant de pointer les manques individuels, les leaders solides interrogent le système. Ils se demandent : – Les objectifs sont-ils clairs ? – Les rôles sont-ils bien définis ? – Les arbitrages sont-ils cohérents ? – L’énergie de l’équipe est-elle respectée ? Ils savent qu’on ne répare pas un système en mettant plus de pression sur les personnes. Question de leader 👉 “Si je faisais exactement le même travail dans ce cadre, serais-je performant.e moi-même ?” Cette question change souvent tout. Message clé La performance durable naît d’un environnement juste. Pas d’une exigence aveugle. Avant de demander plus aux personnes, assure-toi que le système leur permet réellement de donner le meilleur. CEO & Leader’s Corner Because you need someone in your corner (Parce que tu as besoin de quelqu’un dans ton camp) With love, Adolé 💛
par Adolé Akpabie 13 mars 2026
Le malentendu le plus fréquent Beaucoup de leaders confondent encore autorité et dureté. Présence et pression. Cadre et contrôle. Alors ils haussent le ton. Ils répètent. Ils sur-expliquent. Et paradoxalement… leur autorité s’effrite. Ce que les équipes perçoivent vraiment Une équipe ne suit pas une voix forte. Elle suit une posture stable . Les collaborateurs observent : – ta capacité à rester posé.e quand ça tangue – ta cohérence entre ce que tu dis et ce que tu fais – ta manière de dire non L’autorité ne se décrète pas. Elle s’ incarne. Elle se ressent. Ce que l’autorité n’est pas L’autorité n’est pas : – contrôler chaque détail – être inflexible en permanence – avoir toujours réponse à tout Dominer peut donner l’illusion de l’efficacité. Mais sur la durée, cela crée de la peur, de la distance… et du désengagement. Ce qu’est une autorité naturelle Une autorité naturelle repose sur trois piliers simples : – un cadre clair – des décisions assumées – une présence émotionnelle régulée Le leader n’a pas besoin d’élever la voix quand son cadre est solide. Il n’a pas besoin d’insister quand sa posture est juste. C’est cette stabilité qui rassure. Et qui donne envie de suivre. Question de leader 👉 “Qu’est-ce qui, dans ma posture, inspire le respect… sans que j’aie besoin de forcer ?” Souvent, la réponse se joue moins dans les mots que dans la façon d’être. Message clé L’autorité la plus puissante est souvent la plus silencieuse. Celle qui n’écrase pas. Celle qui tient. Se positionner sans dominer, c’est permettre aux autres de grandir sans disparaître soi-même. CEO & Leader’s Corner Because you need someone in your corner (Parce que tu as besoin de quelqu’un dans ton camp) With love, Adolé 💛
par Adolé Akpabie 6 mars 2026
Ce qu’on applaudit trop souvent On valorise encore beaucoup les leaders qui tiennent coûte que coûte. Ceux qui encaissent. Ceux qui répondent à tout. Ceux qui sont toujours là. Mais à force de confondre engagement et sacrifice, on fabrique des dirigeants fatigués… et des organisations fragiles. Le piège du rôle Quand tu manages, tu veux bien faire. Être présent.e. Être disponible. Être fiable. Alors tu compenses. Tu anticipes. Tu portes pour les autres. Jusqu’au moment où tu ne manages plus une équipe, tu la soutiens à bout de bras. Ce que l’épuisement n’est pas L’épuisement managérial n’est pas un manque de compétence. Ni un manque de passion. Ni un problème de motivation. C’est souvent le résultat d’un leadership sacrificiel : celui qui croit (à tort) que montrer l’exemple, c’est s’oublier. Ce que font les leaders durables Les leaders qui tiennent dans le temps ont compris une chose essentielle : 👉 Ils ne sont pas la solution à tous les problèmes. Ils posent un cadre clair. Ils laissent de l’espace à la responsabilité. Ils acceptent que tout ne repose pas sur eux. Ils managent avec présence, pas avec sur-présence. Question de leader 👉 “Qu’est-ce que je fais aujourd’hui par sens du devoir… alors que ce devrait être de la responsabilité de quelqu’un d’autre ?” Cette question, posée honnêtement, libère énormément d’énergie. Message clé Un leader épuisé ne crée pas de la performance. Il la retarde. Manager sans s’épuiser, ce n’est pas moins s’engager. C’est s’engager autrement. CEO & Leader’s Corner Because you need someone in your corner (Parce que tu as besoin de quelqu’un dans ton camp) With love, Adolé 💛
par Adolé Akpabie 20 février 2026
Ce que personne ne dit vraiment Les bons dirigeants ne sont pas ceux qui ne doutent jamais. Ce sont ceux qui décident malgré le doute. Si tu attends d’être totalement sûr.e, si tu attends que toutes les données soient alignées, si tu attends de ne plus ressentir d’inconfort… tu attends trop longtemps. Le réel du rôle Diriger, ce n’est pas choisir entre le bien et le mal. C’est souvent choisir entre : – deux options imparfaites – des informations partielles – des conséquences qu’on ne maîtrise pas totalement Et pourtant, la décision t’appartient. Même quand personne ne te garantit le résultat. Le mythe de la clarté totale On t’a peut-être fait croire que : “Un bon leader sait exactement quoi faire.” La réalité est plus nuancée : 👉 Un bon leader sait quand il sait assez. La clarté ne précède pas toujours la décision. Très souvent, elle en découle. Comment décident les leaders solides Les dirigeants alignés ne cherchent pas l’absence de doute. Ils cherchent : – suffisamment d’éléments pour avancer – un alignement avec leurs valeurs – une capacité à assumer les conséquences Ils savent que ne pas décider est aussi… une décision. Souvent la plus coûteuse. Question de leader 👉 “Si je devais décider avec 70 % de certitude, que ferais-je maintenant ?” Pas pour avoir raison. Mais pour avancer avec responsabilité. Message clé Le doute n’est pas ton ennemi. Il est le signe que tu prends ton rôle au sérieux. Apprends à décider avec lui, plutôt que de le laisser décider à ta place. CEO & Leader’s Corner Because you need someone in your corner (Parce que tu as besoin de quelqu’un dans ton camp) With love, Adolé 💛
par Adolé Akpabie 13 février 2026
Ce que peu de dirigeants osent dire Plus on monte, moins on peut tout dire. Moins on peut douter à voix haute. Moins on peut déposer ce qui pèse vraiment. Et pourtant, la solitude du dirigeant n’est ni un manque de caractère, ni un défaut de leadership. C’est une réalité structurelle du rôle. Pourquoi cette solitude existe Quand tu diriges, tu portes : – la vision – les décisions difficiles – les conséquences (souvent silencieuses) Tu ne peux pas tout partager avec ton équipe. Tu ne peux pas toujours te confier à tes proches. Et tu ne veux pas non plus inquiéter inutilement. Alors tu tiens. Tu réfléchis seul.e. Tu avances… parfois avec un trop-plein. Le vrai problème La solitude n’est pas le problème. 👉 L’isolement, oui. La différence est subtile mais fondamentale : • La solitude peut être un espace de recul et de lucidité. • L’isolement, lui, finit par altérer la qualité des décisions, la clarté mentale et l’énergie. Un dirigeant isolé ne manque pas d’intelligence. Il manque d’un espace sécurisé pour penser à voix haute. Ce que font les leaders solides Les dirigeants les plus stables ne sont pas ceux qui portent tout seuls. Ce sont ceux qui ont un lieu, un cadre, une personne pour déposer sans filtre. Pas pour se plaindre. Pas pour être rassurés. Mais pour clarifier, trancher, revenir à l’essentiel. Parce qu’un esprit encombré prend rarement de bonnes décisions. Question de leader 👉 “Avec qui puis-je être pleinement lucide, sans posture, sans enjeu politique, sans masque ?” Si la réponse est “personne”, ce n’est pas un échec. C’est une information stratégique. Message clé Tu n’as pas besoin de plus de force. Tu as besoin de quelqu’un dans ton camp. Un espace où tu peux penser juste, décider mieux, respirer plus large. C’est exactement pour cela que ce corner existe. CEO & Leader’s Corner Because you need someone in your corner (Parce que tu as besoin de quelqu’un dans ton camp) With love, Adolé 💛